CANNIBALE PELUCHE

10 novembre 2016

DANS LE FEU DE L'ACTION : 90 ANS DE CINÉMA D'ACTION INDONÉSIEN + LE JUSTICIER CONTRE LA REINE DES CROCODILES - Séance unique

garuda

Séance unique EN PRÉSENCE DE BASTIAN MEIRESONNE (auteur et réalisateur)

Proposée par Cannibale Peluche dans le cadre du Mois du Film Documentaire
JEUDI 24 NOVEMBRE à 20h30 au Cinéma LE STUDIO (3 rue du général Sarrail – Le Havre)
Tarif unique : 5 € ; Adhérents (bien avisés de Cannibale Peluche : 2 €.

DANS LE FEU DE L'ACTION : 90 ANS DE CINÉMA D'ACTION INDONÉSIEN

[GARUDA POWER: THE SPIRIT WITHIN]
Couleur/DCP/77 mn/vostf/Documentaire
Un film de Bastian MEIRESONNE (France-Indonésie, 2014, 77')
Production : Julien Thialon, Cécile Jeune pour Shaya Productions, Bastian Meiresonne
Scénario : Bastian Meiresonne
Directeur de la photographie : Fahim Rauyan
Montage : Cédric Tromeur
Musique : David Tandayu
Avec Budi Nugruho (Jaka Sembung jeune), Rudolf Puspa (Jaka Sembung jeune)...
Distributeur : Shaya Productions

Dès 1926, le cinéma indonésien s'est lancé dans la production de longs-métrages d'action, en dépit des contraintes techniques et étatiques qui jalonnèrent son Histoire. De récits mythologiques en exploits physiques mâtinés de magie noire, le genre s'est forgé une identité propre et variée au fil des décennies. Alternant entretiens avec des témoins privilégiés de ses métamorphoses et nombreux extraits de films rares voire perdus, DANS LE FEU DE L'ACTION... revient sur la richesse oubliée d'un patrimoine populaire et de ses réinventions sous influences exogènes depuis les coproductions hollandaises, chinoises ou japonaises qui firent florès avant l'indépendance de 1949 jusqu'au récent succès international de THE RAID 1 et 2 de Gareth Evans, en passant par les fictions cathartiques de "résistance" masquée produites durant la dictature de Suharto entre 1966 et 1998. Un hommage précieux à la vitalité d'un genre protéiforme et au travail de ses artisans tout autant qu'un appel à la perpétuation d'une tradition qui, frappée par le déclin de l'industrie locale, peine à retrouver le chemin du grand écran ces deux dernières décennies.

Documentaire suivi du long-métrage :

LE JUSTICIER CONTRE LA REINE DES CROCODILES

[GOLOK SETAN / THE DEVIL'S SWORD / KORAL LE JUSTICIER]
Couleur/numérique/101mn/vostf/Fantasy
Un film de Ratno TIMOER (Indonésie, 1983)
Production : Gope Samtani, Sabirin Kasdani pour Rapi Films 
Scénario : Imam Tantowi
Directeur de la photographie : Herman Susilo
Direction artistique : El Badrun
Direction des combats : Hery Mulyadi Sukarino
Montage : Muskin E. Hamzah
Musique : Gatot Sudarto
Avec Barry Prima (Mandala), Advent Bangun (Banyujaga), Enny Christina (Pitaloka), Sri Gudhi Sintara (Ratu Siluman Buaya Putih, Reine des crocodiles), Kandar Sinyo (Abirawa)...
Distributeur (DVD) : Mondo Macabro

Une épée magique forgée dans une météorite par un sorcier devient l'enjeu d'une lutte à mort entre un valeureux guerrier et la Reine des crocodiles, souveraine aussi avide de puissance que d'étreintes charnelles.
Porté par une bande originale planante, saturé de péripéties aussi extravagantes que délicieusement artisanales, volontiers gore, LE JUSTICIER... est peut-être l'exemple de fantasy le plus stupéfiant (dans l'acception hallucinogène du terme) que pouvait offrir le cinéma indonésien au début des années 80. Futur réalisateur du fort peu rationnel LES 3 FURIES DU NINJA en 1988, le cinéaste et acteur Ratno Timoer y livre une singulière acclimatation des films de sword and sorcery qui connaissaient alors leur heure de gloire sur les écrans occidentaux. Si l'influence de CONAN LE BARBARE (1982) de John Milius vient spontanément à l'esprit, la propension au mélange des genres – auquel s'ajoute ici le recours systématique à des affrontement martiaux ! – de cette quête entre terre ferme et profondeurs sous-marines orgiaques évoque en définitive bien plus l'étrangeté de CONQUEST de Lucio Fulci, tourné la même année. Un voyage fantasmagorique à l'atmosphère languide, entre folklore local et inventivité candide renvoyant à l'enfance du cinéma.

DANS LE FEU DE L'ACTION : 90 ANS DE CINÉMA D'ACTION INDONÉSIEN

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 LE JUSTICIER CONTRE LA REINE DES CROCODILES

JUSTICIER 3.....................

Soirée proposée dans le cadre du Mois du Film Documentaire en partenariat avec Lire au Havre, la Bibliothèque et le Service Culturel de l’Université du Havre, le Festival Du grain à démoudre, MuMaBox le Pôle Image Haute-Normandie.

Mois du film documentaire : le cinéma autrement

Pour cette 17 è édition, le réseau des bibliothèques, la Bibliothèque Universitaire, le Service Culturel de l'Université du Havre, le MuMa, l'association " Du grain à Démoudre " et le Pôle image de Normandie, s'associent pour la huitième année afin de proposer des rencontres et des projections de films documentaires.

http://lireauhavre.f


26 octobre 2016

ÇA CAUSE CINÉMA DANS LE POSTE

Un Cannibale assermenté détaille avec délice le menu de la saison nouvelle et un sémillant projectionniste-programmateur rappelle quelques raisons imparables de fréquenter le Cinéma Le Studio.
Un grand merci à Du Grain À Démoudre : l'émission et Ouest Track Radio.

 

 

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13 octobre 2016

THE THING (1982) de John CARPENTER - Présentation par Cannibale Peluche MERCREDI 19 OCTOBRE 2016 // 20h30

affiche the thing Studio

Séance présentée par Cannibale Peluche MERCREDI 19 OCTOBRE à 20h30
Film projeté du 12 AU 30 OCTOBRE 2016 au STUDIO (3 rue du général Sarrail – Le Havre)
Tarifs : 6,50 € ; TR : 5,50 € ; Étudiants : 3 € ; Adhérents Cannibale Peluche le soir de la présentation : 2 €.
Interdit - 12 ans

THE THING
Un film de John CARPENTER (États-Unis, 1982, 104') DCP, vost
Production : David Foster, Lawrence Turman pour Turman-Foster Company/Universal Pictures
Scénario : Bill Lancaster, d'après la nouvelle La Bête d'un autre monde de John W. Campbell Jr. 
Directeur de la photographie : Dean Cundey
Montage : Todd Ramsay
Effets spéciaux : Rob Bottin, Roy Arbogast, Albert Whitlock (& Stan Winston)
Musique : Ennio Morricone
Avec Kurt Russell (R.J. MacReady), Keith David (Childs), Wilford Brimley (Dr Blair), T.K. Carter (Nauls), David Clennon (Palmer), Richard Dysart (Dr Copper)...
Distributeur : Splendor Films

L'Antarctique. Des chercheurs américains recueillent un chien-loup après que deux Norvégiens qui le pourchassaient en hélicoptère ont connu une mort violente. Rendus à la station de leurs homologues, ils découvrent parmi les ruines un étrange cadavre calciné qu'ils emportent pour l'examiner. Quelques heures plus tard, alors qu'une tempête de neige les contraint à l'isolement total, les douze hommes s'aperçoivent qu'un organisme extraterrestre capable de dupliquer le métabolisme de son hôte s'est introduit dans la base et a entamé son travail d'infection...

« ‒ Il ne reste qu'à attendre des secours, au printemps. 

L'un de nous n'est pas ce qu'il paraît être. Au printemps, il ne sera peut-être pas le seul. »

Adaptation d'une nouvelle de science-fiction déjà portée à l'écran en 1951 par Christian Nyby et Howard Hawks avec La Chose d'un autre monde, The Thing est le premier long-métrage réalisé par John Carpenter  ̶  encore auréolé du triomphe de Halloween, La Nuit des masques (1978)  ̶  pour le compte d'un grand studio. Trop inconfortable et pessimiste pour l'Amérique reaganienne, The Thing finira par être reconnu comme une œuvre majeure et un diamant d'une noirceur abyssale qui venait couronner la première partie de carrière du cinéaste dans le circuit indépendant.

Le travail thématique, plastique et musical entrepris avec Assaut (1976) trouve un aboutissement tel qu'il fera du film le premier volet d'une trilogie informelle, dite « de l'apocalypse », incluant Prince des ténèbres (1987) et L'Antre de la folie (1994). Apocalyptique, The Thing l'est à l'évidence, fort de sa mise en scène génératrice d'une claustrophobie et d'une paranoïa constantes, son CinémaScope d'une précision somptueusement anxiogène, sa partition au minimalisme oppressant signée Ennio Morricone, et son art du découpage comme du montage qui cultivent la suspicion en maintenant hors-champ la contamination des personnages pour mieux dévoiler dans toute leur audace quasi obscène des mutations donnant forme(s) à l’innommable.

Autres séances : Mercredi 12 octobre/20h30 (séance organisée par le ciné-club de l'ENSM), Vendredi 21 octobre/20h30, Samedi 22 octobre/18h30, Dimanche 23 octobre/20h30, Mercredi 26 octobre/20h30, Vendredi 28 octobre/18h30, Samedi 29 octobre/20h30, Dimanche 30 octobre/18h30


THING (1982) serré

01 septembre 2016

AU DERNIER CHIC PELUCHIEN : LE T-SHIRT

T-shirtT-shirt noir 4 couleurs recto

Existe en tailles S, M, L et XL pour hommes, et S et M pour femmes

Fabrication : Goeland

13 € (+ 3 € frais de port).

Commandes :

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Canalblog

cannibalepeluche@hotmail.fr

Association Cannibale Peluche - 13 passage Gavarni 76600 Le Havre

 

Être un spectateur peluchoïde, c'est bien. Lier d'un même mouvement d'épaule assiduité aux Cannibales Séances et élégance qui se rit des saisons, c'est mieux !

Soyons honnêtes, au risque d'être brutaux : le printemps arrive en tapinois, l'été menace... Passé le beau week-end anniversaire des 13, 14 & 15 mai au Studio, et l'ultime séance de la saison le 16 juin, ce sera la trêve estivale. Il faudra s'y résigner. Certes, de doux souvenirs et d'intenses découvertes se rappelleront à vous, mais il manquera un témoignage empirique que vous pourrez arborer en toute circonstance.

Le T-shirt Cannibale Peluche cuvée 2016 ne donne droit à aucune réduction en quelque endroit que ce soit, quoique son potentiel de séduction ne saurait être négligé, mais grâce à lui vous pourrez affirmer, sans vous perdre en délicates justifications aux yeux des incrédules, et ceci, notez-le bien, avec un cachet inégalable adossé à la plus grande simplicité : « J'y étais ! » Ou bien : « Ces salauds ne m'auront plus ! » Ou encore : « J'ai vomi. Trois fois. » ; « J'ai été souvent déçu, en bien ! » ; « Ma perception du cinéma a connu un ébranlement majeur : la majorité des affiches contemporaines me donne désormais l'impression d'être posté en boucle devant la porte de mon frigo » ; « J'ai perdu vingt-cinq ans de ma vie en nourrissant des préventions contre le gore indonésien » ; « Finalement, le cinéma tchèque, je m'en ferais des tartines tous les matins ! »... et tant de choses encore qui risqueraient de se perdre mollement là-bas, au fond à droite dans l'informulé.

Et puisque les précommandes sont ouvertes pour toute la France, les plus rusé(e)s, surmontant l'affliction des kilomètres qui les séparent du Studio, ne manqueront pas de se jeter sur l'adorable vêtement en édition limitée pour faire croire que... Nous ne saurions leur tenir rigueur de cette bénigne malhonnêteté.

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09 mai 2016

CONCERT : GILLES-DE-LA-TENTATION "B.O.F. !"

Photographie © Christophe LIVONNEN

CONCERT : GILLES-DE-LA-TENTATION "B.O.F. !"

SAMEDI 14 MAI / 18h30

CINÉMA LE STUDIO

3 rue du Général Sarrail - Le Havre

Pour l'anniversaire de Cannibale PelucheGilles ADAM fait son cinéma et la joue B.O.F. (entrée gratuite)

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Gilles ADAM - RUPTURE(S)

Une voix et une guitare accordées en seul. Évoluant sur un fil, fragile, il s'amuse avec la langue en comptant sur ses doigts. Jeux de mots, jeu d'acteur, Gilles Adam se sert de tous ses atouts pour s'exprimer sur scène.
Dans des formats pas toujours standards, il passe de l'élégance à l'humour potache, de la poésie à l'autodérision, chantant l'absence avec beaucoup de… présence !
Et comme il ne fait rien comme tout le monde, son projet rêvé n'est pas de réaliser un album mais un recueil de paroles...

« Artiste délicat, drôle et touchant, il mène son spectacle avec beaucoup de sensibilité. » (Ouest-France)

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Facebook Gilles Adam

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12 avril 2016

CANNIBALE PELUCHE, LES 10 ANS : 13, 14 et 15 mai 2016 au Studio

flyer 10ans-couv

Le 1er avril 2006 naissait Cannibale Peluche. Pas plus fiers que ça de leur bonne blague oxymoro-calendaire propice à toutes les spéculations, ses géniteurs avaient déjà la tête ailleurs. Leurs pensées étaient tout entières tournées vers la création d'un rendez-vous régulier prônant une mêlée joyeuse et féconde où le fantastique taquinerait le film de sabre ; le polar yakuza chercherait d'aimables noises aux productions indépendantes méconnues ; le thriller chafouinerait des bandes érotiques variablement explicites ; le film de nonnes tomberait cornette devant le documentaire ; les folies turques laisseraient la place encore chaude à l'animation pour adultes ; les œuvres inclassables de tout horizon gamahucheraient les films dits de « genre » qui font rien qu'à pas respecter les codes du « genre »...

Soixante-deux longs-métrages et quarante-quatre courts plus tard, l'heure n'est pas à un pénible bilan gluant d'autosatisfaction sous couvert d'énumération des films diffusés, mais aux réjouissances ! Cannibale Peluche, en tout point conforme à son indécrottable décalage, fêtera ses 10 ans les 13, 14 et 15 mai 2016. Au STUDIO, comme il se doit, cinéma qui accueille et supporte les Cannibales Séances de toute éternité décennale. À défaut d'entonner un Veni Sancte Spiritus de circonstance (ou alors autour d'un verre entre les projections), nous vous convions à découvrir durant ces trois jours une programmation spéciale que nous avons souhaitée emblématique de quelques grands axes peluchiens, entre cinéma contemporain inédit au Havre, patrimoine commenté ou accompagné musicalement, et hommage à un regretté « cinéaste à tout prix » qui a fait les belles heures absurdes de l'association.

AU PROGRAMME 

flyer 10ans-interieur  

VENDREDI 13 MAI / 20h30

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HORMONA

Bertrand MANDICO (France, 2015, 49') DCP, vostf / Anthologie charnelle

PREHISTORIC CABARET : Voyage au centre des organes d'une maîtresse de cérémonie. Y-A-T-IL UNE VIERGE ENCORE VIVANTE ? : Seules les paupières de Jeanne d'Arc ont été brûlées ; elle fait d'une demi-vierge son esclave. NOTRE DAME DES HORMONES : Deux actrices se disputent l'exclusivité d'un étonnant fétiche organique. Trois courts-métrages comme autant d'invitations à s'enivrer de l'univers de Bertrand Mandico, terre aussi féconde que psychédélique, née de la mémoire du cinéma et des arts, hantée par un rapport sensuel aux êtres et à la matière.

Précédé de S… SA… SALAM… SALAMMBÔ (Bertrand MANDICO, 2014, 7')

 

SAMEDI 14 MAI / 16h00

histcinecolorg

L'HISTOIRE DU CINÉMA 16

Jean-Jacques ROUSSEAU (Belgique, 1982, 54') Vidéo Objet Belge Non Identifié

Réalisateur autodidacte, Jean-Jacques Rousseau présente son dernier film, inachevé, à deux journalistes. La mise en abyme de sa pratique n'élude pas les conditions aléatoires de tournage. Premier volet d'une trilogie réflexive, cet essai autocritique s’inspire autant du cinéma d'action en vogue à l'époque que des affres de l'auteur. Hors de tout schéma, un incontournable du regretté cinéaste de l'absurde.

 

SAMEDI 14 MAI / 18h30

(photographie © Christophe LIVONNEN)

CONCERT : GILLES-DE-LA-TENTATION "B.O.F. !"

Pour l'anniversaire de Cannibale Peluche, Gilles ADAM fait son cinéma et la joue B.O.F. (entrée gratuite)

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+ Petit destockage Cannibale : DVD, livres, fanzines...

+ Restauration/buvette sur place jusqu'à 21h00

 

SAMEDI 14 MAI / 21h00

AfficheManoir Web

CINÉ-CONCERT : LE MANOIR DE LA PEUR

Alfred MACHIN (France-Maroc, 1924 [sorti en 1927], 72') DCP / Fantastique

L'arrivée d'un inquiétant inconnu et de son domestique sème la terreur dans un village du Midi. À quelles machiavéliques expériences peut bien se livrer l'étranger dans le manoir qu'il a investi ? Un film fantastique français rare et nourri d'influences expressionnistes, réalisé par un pionnier du cinéma. Les compositions de Brame redoubleront l'intensité de ces frissons oubliés.

ACCOMPAGNEMENT MUSICAL DE BRAME Copie restaurée par le CNC/Archives Françaises du Film

En partenariat avec l'association HAVRE DE CINÉMA

 

DIMANCHE 15 MAI / 16h00

King-Kong-affiche

MASTER CLASS : KING KONG

Merian C. COOPER & Ernest B. SCHOEDSACK (États-Unis, 1933, 100') DCP, vostf / Fantastique

Une équipe de cinéma accoste sur l'île du Crâne. L'actrice est enlevée par les indigènes pour être sacrifiée au Dieu Kong, un gigantesque gorille humanoïde. La fureur et le sort tragique de la Huitième Merveille du monde seront COMMENTES EN DIRECT PAR JEAN-MANUEL COSTA, réalisateur et spécialiste de l'animation image par image par deux fois lauréat du César du meilleur court-métrage pour Le Voyage d'Orphée et La Tendresse du maudit.

 

DIMANCHE 15 MAI / 18h30

AFF A TOUCH OF ZEN

A TOUCH OF ZEN

King HU (Taïwan, 1971, 180') DCP, vostf Film de sabre mystique

D'après le conte Vengeresse de PU Songling

Peintre et écrivain public, Gu Shengzai est pressé par sa mère de se marier. Charmé par sa mystérieuse nouvelle voisine, il découvre qu'elle fuit les troupes du grand eunuque après la mise à mort de son père pour trahison. Tournée sur plus de trois ans en décors naturels, une somptueuse parabole bouddhiste qui plonge la chevalerie chinoise dans des atmosphères à la lisière du fantastique.

TARIFS :

Chaque séance : 6,50 €

PASS 5 séances : 20 €

PASS 3 séances : 15 €

PRÉVENTES/CONTACT :

Facebook

CanalBlog

cannibalepeluche@hotmail.fr

Cinéma Le Studio 3, rue du Général Sarrail – 76600 Le Havre / Tél. 02 35 43 64 63

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Avec le soutien du CNC, La Ville du Havre, Havre de Cinéma, Cinéma Le Studio, GAGB.

11 avril 2016

LA CHAMBRE INTERDITE (2015) de Guy Maddin & Evan Johnson - Film proposé par Havre de Cinéma LUNDI 18 AVRIL 2016 // 20H45

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Séance unique proposée dans le cadre des Inédits de HAVRE DE CINÉMA LUNDI 18 AVRIL à 20h45

Présentée par Ludovic Lecomte (Association Cannibale Peluche)

Cinéma Sirius (99 avenue Foch – Le Havre)
Tarifs : 6,50 € ; Tarif adhérents Havre de Cinéma : 5,60 €

LA CHAMBRE INTERDITE [THE FORBIDDEN ROOM]

Un film de Guy Maddin & Evan Johnson (Canada, 2015, 119') DCP, vost 

Production : Phoebe Greenberg, Penny Mancuso, Phyllis Laing, David Christensen
Scénario : Guy Maddin, Evan Johnson, Robert Kotyk, John Ashbery, Kim Morgan
Photographie : Benjamin Kasulke, Stéphanie Anne Weber Biron
Montage : John Gurdebeke

Musique : Galen Johnson, Guy Maddin, Jason Staczek
Avec Roy Dupuis (Césaré/un forestier), Clara Furey (Margot), Mathieu Amalric (Thadeusz M./Le palefrenier), Charlotte Rampling (la mère du palefrenier), Udo Kier (L'obsédé des derrières/Le fidèle valet de chambre de Thad /Le Pharmacien), Maria de Medeiros (La Mère aveugle), Amira Casar (Mrs. M., la femme de Thadeusz), Géraldine Chaplin (La Passion Maîtresse/L'Infirmière)...

Distribution : ED Distribution

Panique à bord du sous-marin SS Plunger : l'oxygène vient à manquer, une gelée instable menace d'exploser en cas de remontée à la surface et le capitaine demeure introuvable. Un bûcheron apparaît soudain et narre à l'équipage ses démêlées avec la bande des Loups Rouges qui a enlevé sa dulcinée. Il ignore que celle-ci est parvenue à s'enfuir en rêve. Devenue amnésique, elle se retrouve chanteuse dans un cabaret de Bali, où elle interprète un air dédié à une créature vampirique locale : l'Aswang.

« Nous avons l’impression de représenter le rêve frénétique du cinéma, les fragments passionnés de la grande littérature et des romans de gare, les hurlements irrépressibles des émotions les plus primaires, tout cela dans un millier de couleurs sursaturées, et les lamentations et grognements des fantômes qui nous hantent. » (Guy Maddin)

Pétrie de mémoire cinéphilique, la filmographie de Guy Maddin est un chant d'amour déglingué à la flamboyance onirique du muet comme à la fragilité chimique du celluloïd. Entre mélodrames outrés prônant les rapprochements et unions les plus étranges, expérimentations narratives et plastiques sublimant les inventions comme les scories d'un âge primitif, et humour absurde propice à un imprévisible mélange des genres, des films tels que Careful (1992), Dracula, pages tirées du journal d'une vierge (2001) ou The Saddest Music in the World (2003) sont autant de voyages dans une autre dimension où l'artifice est roi.

À la fois archaïque et distancié, profondément romantique et irrémédiablement loufoque, l'univers du cinéaste canadien se cristallise avec La Chambre interdite en un pantagruélique film-gigogne. Plus que jamais, Maddin s'est fait médium pour invoquer les esprits de 17 films perdus, dont ceux de maîtres du premier siècle du cinéma. Les œuvres fantasmées de Vigo, Hitchcock, Naruse ou Stroheim... mais aussi de réalisateurs d’exploitation oubliés, ont ainsi été à nouveau filmées avec une pléiade d'acteurs, pour certains en état de transe, lors de recréations spirites au Centre Pompidou, durant l'édition 2012 de Un Nouveau Festival, et au Centre Phi à Montréal, avant d'être imbriquées et amalgamées sous la forme d'un roman-feuilleton frappé de fièvre tropicale. D'une gourmandise absolue, celle du conteur intarissable pour qui chaque récit, chaque genre, même le plus obscur, se doit d'être honoré dans toute sa beauté insolite, La Chambre interdite recèle d'inépuisables tiroirs, doubles fonds, carrefours et détours au fil de sa narration échevelée.

La Chambre interdite

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05 avril 2016

LA BÊTE AVEUGLE (1969) de Yasuzô Masumura - Présentation par Les Ancres Noires & Cannibale Peluche JEUDI 14 AVRIL 2016 // 20h30

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Séance présentée par Les Ancres Noires & Cannibale Peluche JEUDI 14 AVRIL à 20h30
Film projeté du 6 AU 19 AVRIL 2016 au STUDIO (3 rue du général Sarrail – Le Havre)
Tarifs : 6,50 € ; TR : 5 € ; Étudiants : 3 €
Interdit - 16 ans

LA BÊTE AVEUGLE
Un film de Yasuzô Masumura (Japon, 1969, 84') 35mm, vost 
Production : Hiroaki Fuji, Masaichi Nagata, Kazumasa Nakano pour Daiei, Ltd 
Scénario : Yoshio Shirasaka, d'après le roman La Bête aveugle de Edogawa Ranpo 
Directeur de la photographie : Setsuo Kobayashi 
Chef décorateur : Shigeo Mano 
Musique : Hikaru Hayashi 
Avec Eiji Funakoshi (Michio Sofu), Mako Midori (Aki Shima), Noriko Sengoku (Shino)

Distributeur : Zootrope Films

Aki Shima, cover girl sans grande notoriété, se rend à une exposition photographique dont elle est le modèle exclusif. Elle est soudain agitée de troubles alors qu'elle découvre un homme en pleine extase affairé à palper une statue à son effigie trônant au centre d'une salle déserte. Quelques jours plus tard, elle fait venir à son domicile un masseur aveugle, qui s’avérera être ce même admirateur compulsif. Sommé de partir, il drogue la jeune femme et la séquestre dans son atelier afin qu'elle pose pour le nouvel art qu'il entend initier : l'Art tactile.

« Il y a bien un art visuel, un art acoustique, un art intellectuel. Pourquoi pas un art tactile ? (…) Cette sculpture qui vise l'art du toucher ne peut être faite que par un aveugle. Seul un aveugle pourra l'apprécier. »

Déjà riche de trois drames empreints de fétichisme et de vampirisme psychique adaptés de l'œuvre de Junichirô Tanizaki (Passion - 1964, Tatouage - 1965, La Chatte japonaise - 1967), il était inévitable que la filmographie de Yasuzô Masumura rencontrât l'univers de Edogawa Ranpo, écrivain parmi les pionniers de la littérature policière japonaise et de l'ero guro (courant artistique qui entremêle déviances sexuelles, anomalies grotesques et poésie morbide). C'est naturellement que le cinéaste trouve dans le roman du même nom, publié en 1931, matière à prolonger ses thématiques axées sur la fascination pour l'art et l'étude psychologique d'individus dont les passions débordent tout cadre social ou moral comme toute rationalité. 

Au-delà de l'influence revendiquée de classiques occidentaux instaurant un fort climat de claustrophobie tels L'Obsédé (1963) de William Wyler ou Les Yeux sans visage (1960) de Georges Franju, La Bête aveugle demeure profondément japonais dans sa manière de radicaliser jusqu'au délire mortifère les pulsions de personnages en quête d'absolu et de les inscrire dans un environnement à la démesure de leurs fantasmes. Lové en un huis clos étouffant et sensuel à l'extrême, le film semble se dérouler sur une planète inconnue dont les courbes, monts et anfractuosités formeraient une géographie entièrement dévolue aux affrontements, jeux de dupes et obsessions charnelles de ses deux seuls habitants.

Autres séances : Mercredi 6 avril (16h30), jeudi 7 avril (18h30), vendredi 8 avril (20h30), samedi 9 avril (16h30), dimanche 10 avril (18h30), mardi 12 avril (20h30), vendredi 15 avril (18h30), mardi 19 avril (18h30). Cinéma Le Studio

Film proposé en partenariat dans le cadre de la programmation de l'association Les Ancres Noires pour le 2e trimestre 2016.

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04 avril 2016

CANNIBALE FANZINE N°5

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Au sommaire de ce numéro 5 qui mélange voracement les genres et défie les codifications :

- Le Cinéma orphelin de Jean Louis Van Belle : entretien fleuve avec le réalisateur de Paris interdit et Le Sadique aux dents rouges (21 pages) + Filmographie passée au crible (19 pages)
- Raising Cain Re-cut, l'esprit retrouvé : interview de Peet Gelderblom et retour sur le « fan director's cut » du film de Brian De Palma
- Le cinéma transplanté de Doris Wishman : l’hybridation au cœur du cinéma de l'auteur de Let Me Die a Woman
- Jörg Buttgereit, le cinéma d'exploitation entre quatre planches : analyse des captations des pièces radiophoniques du réalisateur des Nekromantik 
- Belle comme un camion : les films d'action de la star mexicaine Rosa Gloria Chagoyán 
- Absurde Séance Festival 2013 : trois films pas très catholiques
- La pentalogie de Maïk Vegor, ou les tribulations sadico-serialesques d'une adepte de l'amour fou
- Notes de lectures

72 pages - N&B – Couverture, p.2, p.71 et 4ème de couverture couleur.
7 € (+2 € frais port par correspondance)

Commandes :

- Paypal : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=LLBSZ3C3D892C
- Facebook : https://www.facebook.com/CannibaleFanzine 
- cannibalepeluche@hotmail.fr
ou à Association Cannibale Peluche
13 passage Gavarni 76600 Le Havre

JLVB

cain

lola

wishman

buttgereit

05 février 2014

SCHIZOPHRENIA - Prochaine Cannibale Séance le jeudi 27 février au cinéma Le Studio - Le Havre

Source: Externe

Jeudi 27 février / 20h30

Schizophrenia de Gerarld Kargl (Autriche, 1983, 82') HD, vostf  Int. - 16 ans

Quelques heures de la vie d'un jeune homme mû par d'incessantes pulsions homicides, de sa sortie de prison à son intrusion dans une villa dont il assassinera les habitants.

Film maudit et sauvage, cette plongée abyssale dans la psyché d'un tueur en série mêle voix off quasi-hypnotique et innovations techniques captant fébrilement les actes criminels comme l'angoisse de son aliéné.

Le film sera précédé de Il est difficile de tuer quelqu'un même un lundi d'Éric Valette (France, 2000, 14') vidéo

Les films seront comme toujours présentés par Cannibale Peluche, et suivis d'un échange avec le public ainsi que du traditionnel verre de l'amitié !

Prix unique pour l'ensemble de la soirée : 5 €

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11 janvier 2014

AMER BETON AU CINEMA LE STUDIO - Le Havre - Présentation par Cannibale Peluche le mardi 21 janvier 2014 à 20h30

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AMER BETON [Tekkonkinkreet] (Japon, 2006) de Michael Arias & Hiroaki Ando
111 min / 35 mm / VOSTF
Scénario : Anthony Weintraub d''après le manga de Taiyō Matsumoto (éditions Tonkam)
Direction artistique / Décors : Shinji Kimura
Directeur CGI : Takuma Sakamoto
Montage : Mutsumi Takemiya
Musique : Plaid
Animation : Studio 4° C

Voix : Kazunari Ninomiya (Noir / Itachi le Minotaure), Yû Aoi (Blanc), Yûsuke Iseya (Kimura), Kankurô Kudô (Sawada), Min Tanaka (Rat / Suzuki), Masahiro Motoki (Serpent)...
Genre : Animation

Dans la ville de Takara, deux orphelins livrés à eux-mêmes tiennent l'ancien quartier de Trésorville en coupe réglée. Rétifs à toute autorité et maîtres de l'esquive, Blanc le lunaire et Noir le violent forment « Le gang des Chats ». Le statu quo est remis en cause dès lors qu'un promoteur illuminé et méphistophélique, le Serpent, entre en commerce avec les yakuza locaux fort du projet de faire table rase du passé afin d'implanter un parc d'attraction : Le Château des enfants. Avec le renfort d'un trio d'assassins venu d'un autre monde, il entreprend d'éliminer toute résistance à son ambition démiurgique, à commencer par les deux jeunes têtes brûlées dont le mode de vie faussement insouciant touche à son terme...

« L'idée était que le film plonge le spectateur dans un univers parallèle, qu'il ressemble à un documentaire filmé à l'intérieur d'un coffre à jouets. » (Michael Arias)

Après avoir collaboré en 1998 sous l'égide du grand Koji Morimoto à un pilote de quatre minutes adapté du manga de Taiyō Matsumoto, l'Américain Michael Arias se voit confier la réalisation du long-métrage portant enfin sur grand écran cette œuvre majeure de la bande dessinée alternative. Le technicien des effets spéciaux expatrié au Japon – il travailla auparavant, entre autres, sur Abyss et le générique de M. Butterfly – prend alors le parti d'une profusion chromatique tranchant avec le noir et blanc contrasté du graphisme d'origine ainsi que d'une hybridation mêlant d'une part techniques traditionnelles 2D et images digitales, d'autre part cinéma d'animation et « chaos organisé » simulant une captation des événements sur le vif.

La forme composite de ce conte initiatique urbain centré sur le lien indéfectible unissant deux gamins, produits, reflets et âme d'une ville aussi impitoyable que chatoyante, devient le vecteur bouillonnant d'une réflexion sur le passage à l'âge adulte en ce qu'il comporte de deuils face aux inévitables bouleversements imposés par le temps et de confrontation avec ses démons intérieurs.


Du 15 au 28 janvier 2013 au Studio (3 rue du Général Sarrail – Le Havre)
Présentation / débat MARDI 21 JANVIER à 20h30
par l’association Cannibale Peluche

Séances : mercredi 15/01 (16h30), jeudi 16/01 (18h30), samedi 18/01 (16h30), dimanche 19/01 (18h30), mardi 21/01 (20h30) (présentée par Cannibale Peluche), mercredi 22/01 (18h30), jeudi 23/01 (20h30), vendredi 24/01 (18h30), samedi 25/01 (16h30), dimanche 26/01 (16h30), mardi 28/01 (18h30).

Tarifs : 6.5 € (tarif plein), 5 € (tarif réduit), 3 € (étudiants Université du Havre), 2 € (adhérents Cannibale Peluche le soir de la présentation)

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09 novembre 2013

JEUDI 28 NOVEMBRE 2013 À 20H30 PARIS INTERDIT de Jean-Louis Van Belle En présence du réalisateur

Projection unique au Studio - Le Havre - dans le cadre du Mois du Film Documentaire (entrée : 5 €).
En présence de Jean-Louis Van Belle, réalisateur de Paris interdit.
 
Source: Externe
 
JEUDI 28 NOVEMBRE 2013 À 20H30 au cinéma Le Studio - Le Havre
PARIS INTERDIT de Jean-Louis Van Belle (1969, Belgique, 82 mn, Vidéo)
Genre: Mondo Movie

Nue en voiture / Préparation à la vie atomique / L'Ange Cyclamen, messie de l’amour / Le fakir Ben-Ghou-Bey et ses disciples féminins / Les leçons de strip-tease pour ménagères en HLM / Le coiffeur des morts / Le mariage de travestis / La secte ésotérique des adorateurs du feu / Photographe sadique cherche mannequin masochiste / Le club de danse classique pour handicapés physiques / Les club des SS de pacotille / Le dernier vampire d'Europe / L'église de l’imposition des mains / L'empailleur de chiens / Les orgies des Témoins de l’Arche de Noé.
En quinze vignettes loufoques ou dérangeantes, un kaléidoscope de personnalités atypiques comme autant de facettes insoupçonnées de la Capitale à la toute fin des années 60.

Totalement interdit par une commission de censure effarouchée qui décrèta à l'époque que "le film s'inspire de l'érotisme, de la pornographie, du sadisme, du meurtre mais certainement pas de l'art cinématographique.", ce premier long-métrage du futur réalisateur du Sadique aux dents rouges (1970) adopte la forme d'un mondo movie – type de documentaire-choc à la probité contestable qui, dans la foulée de Mondo Cane (1962), entendait témoigner des dérives, coutumes « exotiques » ou particularités incongrues de diverses sociétés qu'elles soient traversées par des évolutions profondes ou ancrées dans un modèle traditionnel. Voué à l'insolite, l'intérêt du film réside bien moins dans la portée sociologique de ses saynettes que dans leur caractère décalé encore accentué par un commentaire tantôt ironique tantôt empreint de poésie absurde. Loi du genre : la tonalité crue et vériste de certaines séquences vient inopinément s'inscrire en
contrepoint de la légèreté excentrique d'autres passages, générant une structure totalement imprévisible, en « montagnes russes ». Oscillant sans cesse entre farce et captation d'un réel frappé du seau de l'étrangeté, Paris interdit sait également par endroits se défaire des appâts du pittoresque pour révéler des instants d'une troublante humanité.
Film précédé de L'Ascension de Julien Picard (France, 1967) de Jean-Louis Van Belle / Vidéo / Durée : 12 mn.
Montage en banc-titre de gravures de la revue Le Monde illustré narrant le glorieux destin d'un simple marmiton devenu Général de Brigade et Chef cuisinier pour obtenir la main de la fille d'un riche industriel.
Projection unique au Studio dans le cadre du Mois du Film Documentaire (entrée : 5 €).
En présence de Jean-Louis Van Belle, réalisateur de Paris interdit.

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30 septembre 2013

CANNIBALE FANZINE 4

 

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Enfin, le Cannibale Fanzine quatrième du nom vient de paraitre ! Avec au sommaire de ce numéro :

- Le Labyrinthe de Jess : entretien fleuve avec Alain Petit autour de Jesús Franco (22 pages)
- Santo, Blue Demon, La Llorona, Zovek : la nouvelle collection mexicaine de Bach Films passée en revue
- Le Roi de l'autre ciné : rencontre avec Jorge Grajales
- La genèse du Diabolique docteur Flak : chronique du film + entretien avec Jean-Jacques Rousseau
- L'enfance de l'art : rencontre avec Jean-Pierre Putters au sujet de Mad... ma vie !
- Compte-rendus festivals / séances spéciales : MOTELx + Absurde Séance Nantes : Japan eXtrem
- Django, prépare ton cercueil chroniqué
- Retour sur la saison 6 des Cannibales Séances
- Notes de lectures

64 pages - N&B - Couverture et 4ème de couverture couleur.
7 € (+2 € frais port par correspondance)

Commandes:
- sur cette page ou https://www.facebook.com/CannibaleFanzine
- cannibalepeluche@hotmail.fr

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13 septembre 2013

Programmation septembre à novembre 2013

 

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Voici le nouveau programme de l'association Cannibale Peluche qui débute en ce mois de septembre sa 8e saison de programmation cinéphage entre redécouverte d'œuvres de patrimoine et révélations contemporaines. À l'instar des saisons précédentes, la programmation réunit des raretés et des films inédits au Havre, ou absents des écrans locaux depuis des décennies.

Pour cette première partie de saison, Cannibale Peluche proposera : 

DU 25 SEPTEMBRE AU 8 OCTOBRE 2013 (présentation JEUDI 26 SEPTEMBRE À 20H30 par Cannibale Peluche)

DJANGO de Sergio Corbucci (1966, Italie / Espagne, 91 min, DCP – VOSTF)
Genre: Western italien - Tout public
Un ancien soldat nordiste traînant derrière lui un cercueil arrive dans une ville fantôme où seul subsiste un bordel fréquenté par deux bandes rivales : les confédérés fanatiques du Major Jackson et les révolutionnaires mexicains menés par le Général Rodriguez. Le cynisme et l'apparent goût du lucre de l'étranger dissimulent une blessure profonde qui l'amènera à entrer en conflit avec les deux camps.
Western italien mythique, le film de Corbucci reprend en surface l'intrigue du fondateur Pour une poignée de dollars (1964) de Sergio Leone pour mieux s'en éloigner par une esthétique de désolation et une atmosphère à la lisière du fantastique héritée du cinéma gothique qui avait triomphé sur les écrans durant la première moitié de la décennie. En noyant sous des torrents de boue et de violence l'iconographie trop propre du modèle américain, Django introduisit avec fracas le macabre et la cruauté dans le western dit « spaghetti », données essentielles qui firent florès dans le genre, à l'instar du prénom éponyme de son ange de la mort aux yeux bleus azur, cent fois recyclé par des producteurs opportunistes alors que le film ne connut qu'une suite officielle et fort tardive en 1987.
Effrayée par la brutalité et la démesure du film, la censure française exigea en son temps d'importantes coupes afin de l'autoriser aux mineurs de plus de treize ans, édulcorant ainsi son caractère paroxystique. Pourtant, au-delà de son inclination latine à l'outrance et de son humour noir, ce récit saturé par le motif de la croix et cerné par un environnement déliquescent magnifié par la photographie d'Enzo Barboni ? futur réalisateur d'On l'appelle Trinita ? possède une portée plus ample, mythologique : celle d'une traversée du purgatoire par un damné en quête de rédemption.

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MERCREDI 9 OCTOBRE 2013 À 20H30
PROGRAMME KENNETH ANGER : 3 FILMS EXPERIMENTAUX
Puce Moment (USA, 1949/70, 7') 16mm /
Inauguration of the Pleasure Dome (USA, 1954/66, 38') 16mm /
Scorpio Rising (USA, 1963, 30') 16mm
Trois courts-métrages emblématiques d'une figure légendaire du cinéma underground américain entre fascination pour l'ère du muet hollywoodien élevé à un rang mythique (Puce Moment, inspiré par l'actrice Barbara La Marr), rites initiatiques hallucinés baignant dans des couleurs d'un autre monde (Inauguration of the Pleasure Dome, dans lequel Anaïs Nin prête ses traits à la déesse Astarté et le réalisateur Curtis Harrington reprend le rôle de Cesare, le somnambule du Cabinet du Docteur Caligari) et culture populaire fétichisée où des standards de l'époque rythment le quotidien de jeunes motards hypersexualisés dévoués à leur totem mécanique (Scorpio Rising). Une invitation à succomber à la beauté visionnaire et à la puissance d'envoûtement invoquées par le grand mage luciférien Kenneth Anger dont les sortilèges ont irradié l'oeuvre de nombre de cinéastes, de David Lynch à Nicolas Winding Refn.
En partenariat avec l'association eluparcettecrapule
Cinéma Le Studio – Séance unique (entrée : 5 €).


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JEUDI 31 OCTOBRE 2013 À 20H30
Morts-vivants à tous les étages et d'origines (a)variées pour cette soirée du 31 octobre placée sous le signe du gore ludique et irréverencieux. Animations macabres et cadeaux à remporter en sus ! En partenariat avec Elephant Films et les Éditions Trash.
Zombie Ass : Toilet of the Dead (Titre original : Zonbi Asu) de Noboru Iguchi (2011, Japon, 85 min, HD – VOSTF)
Genre: Comédie horrifique scato-pop
Interdit aux -16 ans pour cause de tripes voltigeuses et d'explosions gastriques
Un groupe de jeunes parti camper dans les bois doit repousser les assauts de zombies tapis sous les latrines. Sous l'emprise de parasites intestinaux, les morts-vivants malodorants se révèlent être une menace de grande ampleur pour le Monde et la pudeur des héroïnes.
Réalisateur issu du secteur de la vidéo pornographique pour lequel il a tourné près d'une quarantaine de productions, parfois dans des niches très spécialisées, le stakhanoviste déviant Noboru Iguchi poursuit volontiers ses obsessions au gré de films de genre plus grand public. Qu'il adapte des manga, des classiques de la littérature japonaise ou d'anciennes séries TV de science-fiction, ou qu'il soit l'auteur des scénarios originaux qu'il porte à l'écran, son extrême productivité s'accompagne d'une invention permanente mêlant références otaku à la pop culture nippone, humour régressif de sale mioche, goût immodéré pour les métamorphoses les plus improbables et prédilection pour les parcours initiatiques d'adolescentes aux prises avec des fardeaux psychologiques ou anatomiques. Sans tabou et se jouant de codes sociaux prônant une retenue en toutes circonstances, ce Zombie Ass au final plus sucré qu'amer transcende par ses trouvailles humoristiques et plastiques un postulat qui pourrait n'être que scabreux.
Film précédé de deux courts-métrages :
Bio-Cop (USA, 2012) de Steve Kotanski / Vidéo VOSTF / Durée: 5 mn.
Co-réalisateur, au sein du collectif canadien Astron-6, du remarqué Father's Day (2011) qui revendiquait haut et fort son statut de film d'exploitation lorgnant sur les années 80, Steve Kotanski continue à rendre hommage aux productions folles et ultra-violentes de l'âge d'or des vidéoclubs avec cette fausse bande-annonce narrant la croisade d'un super-flic au métabolisme altéré en lutte contre des trafiquants de drogue dans des basfonds aussi pouilleux que flashy.
Fist of Jesus (Espagne, 2012) de David Muñoz & Adrián Cardona / Vidéo VOSTF / Durée: 15 mn.
Ou quand deux des auteurs du fameux Brutal Relax (présenté la saison dernière) récidivent dans le burlesque ultra-sanglant. Après les pénibles plagistes livrés aux appétits de créatures aquatiques, leur nouvelle cible n'est autre que le fils de Dieu confronté à des légions romaines zombifiées. Une multiplication des pains particulièrement dévastatrice.
Cinéma Le Studio – Séance unique (entrée : 5 €).


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JEUDI 28 NOVEMBRE 2013 À 20H30
PARIS INTERDIT de Jean-Louis Van Belle (1969, Belgique, 82 mn, Vidéo)
Genre: Mondo Movie
Nue en voiture / Préparation à la vie atomique / L'Ange Cyclamen, messie de l’amour / Le fakir Ben-Ghou-Bey et ses disciples féminins / Les leçons de strip-tease pour ménagères en HLM / Le coiffeur des morts / Le mariage de travestis / La secte ésotérique des adorateurs du feu / Photographe sadique cherche mannequin masochiste / Le club de danse classique pour handicapés physiques / Les club des SS de pacotille / Le dernier vampire d'Europe / L'église de l’imposition des mains / L'empailleur de chiens / Les orgies des Témoins de l’Arche de Noé.
En quinze vignettes loufoques ou dérangeantes, un kaléidoscope de personnalités atypiques comme autant de facettes insoupçonnées de la Capitale à la toute fin des années 60.

Totalement interdit par une commission de censure effarouchée qui décrèta à l'époque que "le film s'inspire de l'érotisme, de la pornographie, du sadisme, du meurtre mais certainement pas de l'art cinématographique.", ce premier long-métrage du futur réalisateur du Sadique aux dents rouges (1970) adopte la forme d'un mondo movie – type de documentaire-choc à la probité contestable qui, dans la foulée de Mondo Cane (1962), entendait témoigner des dérives, coutumes « exotiques » ou particularités incongrues de diverses sociétés qu'elles soient traversées par des évolutions profondes ou ancrées dans un modèle traditionnel. Voué à l'insolite, l'intérêt du film réside bien moins dans la portée sociologique de ses saynettes que dans leur caractère décalé encore accentué par un commentaire tantôt ironique tantôt empreint de poésie absurde. Loi du genre : la tonalité crue et vériste de certaines séquences vient inopinément s'inscrire en
contrepoint de la légèreté excentrique d'autres passages, générant une structure totalement imprévisible, en « montagnes russes ». Oscillant sans cesse entre farce et captation d'un réel frappé du seau de l'étrangeté, Paris interdit sait également par endroits se défaire des appâts du pittoresque pour révéler des instants d'une troublante humanité.
Film précédé de L'Ascension de Julien Picard (France, 1967) de Jean-Louis Van Belle / Vidéo / Durée : 12 mn.
Montage en banc-titre de gravures de la revue Le Monde illustré narrant le glorieux destin d'un simple marmiton devenu Général de Brigade et Chef cuisinier pour obtenir la main de la fille d'un riche industriel.
Projection unique au Studio dans le cadre du Mois du Film Documentaire (entrée : 5 €).
En présence de Jean-Louis Van Belle, réalisateur de Paris interdit.

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03 mai 2013

derniere cannibale séance de la saison - Big Man Japan - 16 mai 2013 - Le Studio - Le Havre

affiche BIG MAN JAPAN

BIG MAN JAPAN

[DAI NIPPONJIN]

de Hitoshi Matsumoto (Japon ; 2007)

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Un reportage suit le quotidien tragicomique de Dai Sato, quadragénaire sombrant dans la marginalité. Abandonné par son épouse et sa fille, méprisé de tous, cet homme qui a impeccablement raté sa vie est pourtant le même qui se métamorphose régulièrement en géant de trente mètres de haut pour sauver Tokyo de créatures à la morphologie ouvertement régressive ou sexuée…

Pour son premier long métrage, l’humoriste nippon Hitoshi Matsumoto opte pour un mélange des genres encore inédit alternant fausses séquences documentaires ancrées dans une réalité pathétique et combats titanesques en images digitales. Œuvre radicalement hybride tant dans sa façon d’orchestrer la collision de registres a priori antithétiques que dans le design de ses monstres, Big Man Japan passe au vitriol les kaiju eiga (films de grand monstres locaux, dont Godzilla est le plus fier représentant), le mythe du super-héros et la grandeur du Japon. Un sens de l’absurde sans limites au service d’une démystification dévastatrice.

Séance unique présentée par Cannibale Peluche

Jeudi 16 mai 2013 à 20h30

au Studio (3 rue du Général Sarrail – 76600 Le Havre)

 

Tous publics

Tarifs : 5 € / 2€ pour les adhérents de Cannibale Peluche

https://www.facebook.com/pages/Cannibale-Peluche/

 

 

BIG MAN JAPAN [DAI NIPPON-JIN] (JAPON; 2007) de Hitoshi Matsumoto
113 mn / HD / VOSTF
Avec: Hitoshi Matsumoto, Itsuji Itao, Katsuko Nakamura, Riki Takeuchi...
Tout public
Séance unique jeudi 16 mai 2013 à 20h30 / Dernière séance Cannibale Peluche de la saison
Tarifs : 5 € / 2 € pour les adhérents de Cannibale Peluche

Un reportage suit le quotidien tragi-comique de Dai Sato, quadragénaire excentrique sombrant peu à peu dans la dépression et la marginalité. Séparé de son épouse qui entend ainsi protéger leur fille de six ans, méprisé de tous à l'exception des hôtesses de karaoké avec lesquelles il aime à s'enivrer pour oublier les souffrances de son métier, cet homme qui a impeccablement raté sa vie est pourtant aussi ce héros de trente mètre de haut dont les médias relaient régulièrement les affrontements contre les Nuisibles, créatures à la morphologie ouvertement régressive ou sexuée qui menacent le Japon...

 

 

Inédit en salles hors festivals, BIG MAN JAPAN est le premier long métrage réalisé par l'humoriste nippon Hitoshi Matsumoto. Quasi inconnu sous nos latitudes mais jouissant auprès du public de l'archipel d'une immense popularité grâce à ses émissions télévisées et au duo comique Downtown qu'il forme avec Masatoshi Hamada, Matsumoto est également l'interprète principal, le producteur et le co-scénariste de ce coup d'essai au vitriol. Les kaijū eiga (films de grands monstres japonais dont Godzilla est le plus fier représentant) et les super-héros du type Ultraman évoluant traditionnellement dans des univers au bestiaire improbable font ainsi les frais d'une satire radicale qui les ancre dans un semi-réalisme critique afin d'en démonter les servitudes médiatiques et politiques.

 

 

Le film opte dès lors pour un mélange des genres inédit qui voit alterner fausses séquences documentaires s'attachant au désespoir d'une existence ruinée par l'obligation d'être sans cesse à la hauteur (d'un passé glorieux, des attentes des sponsors et de la foule) et combats en images digitales systématiquement sabordés par les faiblesses du héros ou les particularités délirantes de ses adversaires. Au-delà d'une collision des genres, qui constituerait déjà une postulat digne d'intérêt, c'est leur subversion même que vise le film, notamment sur le versant héroïque.

 

Le résultat, entre captation carnassière permanente (jusque dans l'un des rares moments de répit de Dai Sato, suivi par des forces d'intervention sur leurs écrans de contrôle) et mise en scène « de cinéma » (format panoramique 1.85:1, plans-séquences élégants, cadrages sans ostentation gorgés d'un humour à froid renforçant l'étrangeté et l'absurdité des situations comme des rapports entre les personnages, toutes dimensions confondues) constitue la forme idéale pour un film dont le projet entier relève de l'hybridité.

 

 

Les vicissitudes de la carrière de Sato, attraction foraine déchue devenue honte nationale, dessinent par ailleurs en creux une parabole sur la condition du comique, et au-delà celle de l'artiste, Sisyphe grimaçant sommé de se renouveler sans cesse pour ne pas perdre l'affection du public.

 

Hitoshi Matsumoto donnera un prolongement inattendu à ces thématiques – mais tout son travail procède de l'inattendu – avec son troisième long métrageSaya Samuraï (2011), « film d'époque documentaire1» selon ses propres termes, relatant les piteuses tentatives d'un samouraï sans sabre (interprété par un acteur non professionnel qui ignorait initialement qu'il jouait dans un film !) pour arracher un sourire à un jeune prince afin d'échapper au seppuku.

 

 

Enfin, les spectateurs familiers de l'œuvrede Takashi Miike retrouveront devant et derrière la caméra deux noms loin de leur être inconnus: la photographie est le fait de son chef opérateur fétiche Hideo Yamamoto (La Mélodie du malheur, Ichi the Killer, Audition) tandis que l'acteur stakhanoviste Riki Takeuchi (la trilogie Dead or Alive, Graine de yakuza) se fend d'une apparition dans un rôle forcément peu conventionnel.

 

1Entretien avec Olivier Père dans les suppléments du DVD Saya Samuraï édité par Urban Distribution.

 

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22 mars 2013

VENUS IN FURS Jeudi 11 avril 20h30 - Cinéma Le Studio au Havre

VENUS IN FURS
Un film de Jess Franco [GB - ÉU - RFA - IT - 1969]

Jeudi 11 avril 20h30 - Cinéma Le Studio au Havre (à 5 mn de la gare). Tarif unique 5 €

Après L'Horrible docteur Orlof (1961) et Vampyros Lesbos (1970), respectivement programmés en 2007 et 2008, Cannibale Peluche poursuit son travail de redécouverte de la filmographie labyrinthique et inépuisable de Jesús Franco, lequel vient, à bientôt 83 ans, d'achever son 199e film (à un ou deux titres près).

 Jess Franco, les voyages intérieurs et fantasmatiques

 Réalisateur de seconde équipe sur Falstaff puis assistant sur le Don Quichotte d'Orson Welles, dont il livrera un montage en 1992, Jesús Franco Manera tourne son premier long métrage en 1959   mais ne pose réellement les bases de son univers qu'en 1961 avec L'Horrible docteur Orlof, oeuvre matricielle de sa filmographie à venir. Thématiquement et esthétiquement, le cinéaste y affirme son goût du cinéma et de la littérature populaires, du jazz comme principe directeur de la bande-son de ses films et plus profondément de leur structure même, de l'héritage expressionniste, des cabarets et autres établissements de spectacles dont les scènes deviennent le lieu privilégié de voyages intérieurs et fantasmatiques. Son inclination jamais démentie pour le décalage iconoclaste, l'étrangeté, l'exploration des perversions et le sadisme achèvent de faire de cet Orlof inaugural le premier film fantastique espagnol d'importance.

 Commence dès lors une carrière de plus en plus échevelée au fil des ans qui le voit tourner aux quatre coins du monde, se frottant indifféremment aux adaptations littéraires (Jules Verne, Bram Stoker, Sax Rohmer, Sade – son auteur fétiche) comme aux genres les plus tapageurs du cinéma d'exploitation (films de cannibales, de nonnes, de prison de femmes, érotisme puis pornographie).

 Figure mythique des salles de quartiers, artiste fiévreux aux innombrables pseudonymes, homme de culture ne rechignant ni à la farce ni au trivial, stakhanoviste subvertissant les genres par ses expérimentations, ses hantises et sa fascination pour ses égéries, obsédé sexuel revendiqué, Jesús Franco alias Jess Franco demeure l'un des cinéastes contemporains les plus singuliers et les plus méconnus.

 La Cinémathèque française lui consacrera en 2008, sous l'égide de son Directeur de programmation Jean-François Rauger, une copieuse rétrospective portant malicieusement sur 69 films sélectionnés au sein d'un corpus démentiel.

 Venus in Furs

Venus in Furs, qui n'entretient qu'un lien superficiel, imposé par la production, avec la fameuse Vénus à la fourrure de Leopold von Sacher-Masoch, est principalement pour Jess Franco l'occasion d'explorer des états obsessionnels, des situations hallucinatoires, de distorsion de la réalité par le fantasme. Le film trouve son origine dans une conversation entre le cinéaste et le trompettiste Chet Baker: « Quand vous jouez, c'est magnifique de fermer les yeux et de commencer à improviser, et au fil du temps, de voir votre vie, fragments par fragments, de se voir transporter dans un monde irréel... et quand le solo s'achève, deux minutes ont passé, vous regardez les visages des spectateurs, et ils n'ont pas changé depuis que vous avez fermé les yeux – mais vous êtes parti et revenu[1]. »

 Les quelques notes jouées par Jimmy avec la trompette qu'il vient de trouver enfouie dans le sable d'une plage d'Istanbul sont donc la condition suffisante pour ramener sur le rivage le cadavre meurtri de Wanda, blonde mystérieuse qui n'aura de cesse de le hanter. Est-elle la manifestation de la culpablité du jazzman qui n'aura su la sauver des sévices infligés une nuit par un trio de libertins ? N'est-elle qu'illusion surgissant dans toute sa radieuse beauté lorsqu'il joue de l'instrument ? Ou est-elle a contrario bien réelle, si réelle, puisque il s'abandonne régulièrement aux étreintes de cet incandescent fantôme de chair au prix de son union avec la chanteuse Rita ?

 Rythmé par une bande-son composite mêlant jazz, rhythm and blues, easy listening à l'italienne, sonorités oniriques et voluptueuses... le récit diffracté, éclaté, de Venus in Furs procède de l'enchâssement de plusieurs strates (réalité, souvenirs, fantasmes) et blocs narratifs traduisant tant la fuite du personnage masculin hors du réel que le caractère insaisissable de Wanda, centre magnétique de scènes quasi autonomes. Dans la lignée de Succubus [Necronomicon] (1968), loué par Fritz Lang pour sa beauté, et qui déjà mêlait esthétique pop, surréalisme et érotisme, Franco laisse libre cours à ses visions empruntant aux films de fantômes, de vengeance ou à la sexploitation pour tracer les circonvolutions d'un voyage mental unique, troublant et séduisant à l'extrême, et dont nombre d'éléments évoquent avant l'heure les fugues sensuelles et cauchemardesques de David Lynch.

 Bénéfice d'une coproduction internationale, la distribution n'est pas l'atout le moins déconcertant du film qui réunit James Darren (Les Canons de Navarone, la série Au coeur du temps), Maria Rohm (L'Amour dans les prisons des femmes, Les Inassouvies), la chanteuse et comédienne Barbara McNair (Appelez-moi Monsieur Tibbs !, L'Organisation), Dennis Price (Noblesse oblige, Vampyros Lesbos), Margaret Lee (Le Tigre sort sans sa mère, Sais-tu ce que Staline faisait aux femmes ?) et un Klaus Kinski au regard plus halluciné que jamais.

 Séance en présence d'Alain Petit

 La séance unique du jeudi 11 avril aura lieu en présence d'Alain Petit, grand nom du fanzinat et  rédacteur-éditeur des Manacoa Files (six volumes parus entre 1994 et 1995), monumentale étude pionnière sur Jess Franco. Outre qu'il fut par ailleurs un proche collaborateur (scénariste, acteur) de Franco, Alain Petit est également l'auteur de 20 ans de western européen (Éditions de la Méduse, 1980) et l'intervenant privilégié des suppléments des DVD édités par Artus Films. On le retrouve ainsi parmi les témoins et acteurs réunis dans les bonus de la récente édition du premier slasher français, Ogrof – Mad Mutilator (1983) deNorbert Moutier, dans lequel son personnage connaît une fin aussi atroce que cocasse. 

 Première partie

Film précédé de quatre courts métrages de Nicola Dulion / Shootartconceptor: Metamorfaces (2010), Old Friends (2012), Vignette sexuelle 01 (2005), Sur la plage (2010).

 VENUS IN FURS [PAROXISMUS] (GB., ÉU, All., Italie; 1969) de Jess Franco

82 mn / Vidéo / VOSTF
Séance unique en présence d'Alain Petit (fanéditeur et proche collaborateur de Jess Franco)
Jeudi 11 avril 2013 à 20h30 au Studio

Tarifs : 5 € / 2€ pour les adhérents de Cannibale Peluche

 https://www.facebook.com/pages/Cannibale-Peluche/173793562666597?ref=hl


[1]    Pete Tombs & Cathal Tohill, Immoral Tales - European Sex and Horror Movies, 1956-1984, New York, St. Martin's Griffin, 1995, p.101. Citation traduite in Stéphane du Mesnildot, Jess Franco – Énergies du fantasme, Pertuis, Rouge Profond, 2004, p.48.

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17 mars 2013

VENUS IN FURS le jeudi 11 avril 2013 au cinéma Le Studio (Le Havre) - EN PRESENCE D'ALAIN PETIT

affiche venus in furs

VENUS IN FURS
Un film de Jess Franco [GB - ÉU - RFA - IT - 1969]

Jeudi 11 avril 20h30 - Cinéma Le Studio au Havre (à 5 mn de la gare). Tarif unique 5 €

En présence d'Alain Petit, fanéditeur et proche collaborateur de Jess Franco.

Un trompettiste de jazz découvre, rejeté sur le rivage, le cadavre d'une blonde mystérieuse mise à mort lors d'une orgie sadique. Son image va dès lors le hanter jusqu'à lui faire perdre pied cependant que ses bourreaux vont connaître un châtiment méthodique.
Joyau du cinéma d'exploitation psychédélique, Venus in Furs est un pur film mental brouillant les frontières entre rêve, réél, souvenirs et hallucinations.

 

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28 février 2013

TURKISH STAR WARS le 07 mars au Studio

affiche turkish star wars

 

La séance est présentée comme toujours par l'équipe de Cannibale Peluche, et un verre est offert à tous à l'issue de la projection.
Séance ouverte à tous - Tout public.

TURKISH STAR WARS

Un film de Çetin Inanç (Turquie - 1982)

Dans un lointain futur, l'Empire cherche à forcer la barrière de cerveaux humains protégeant ce qu'il reste de la Terre. Deux pilotes héroïques s'écrasent sur un fragment de planète bleue propulsé dans l'espace par une explosion atomique.

Monstruosité phare du cinéma populaire turc, tendance remake déviant et outrageusement hors-la- loi, cet « Homme qui sauva le monde » (traduction littérale du tire original) demeure l'indétrônable pic délirant d'un cinéma d'exploitation excentrique et nerveux dont maint rejetons sont aujourd'hui perdus ou dans un état de dégradation avancé. Surnommé en son temps « the jet director » en raison de l'extrême rapidité avec laquelle il bouclait ses films, Çetin İnanç a touché à tous les genres en fonction des commandes des producteurs et des soubresauts socio-politiques de la Turquie: polar, western, érotisme, comédies dramatiques plus traditionnelles orientées vers le public rural qui migrait massivement vers les villes dans les années 70...

Témoignage d'un temps où le cinéma populaire turc frayait avec l'expérimentation sauvage à force de barbarismes filmiques et d'emprunts pulvérisant le droit d'auteur, le Turkish Star Wars est un patchwork extrême qui relègue le rachat de Lucasfilm par Disney à la rubrique des Ewoks écrasés.

Film précédé d'un court-métrage malmenant lui aussi, à sa manière propre l'héroïsme et la pop culture.
 
Séance unique jeudi 7 mars 2013 à 20h30
au Studio (3 rue du Général Sarrail - Le Havre)

Tarifs: 2 € pour les adhérents Cannibale Peluche / 5 € pour le reste du monde

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06 janvier 2013

La Servante de Kim Ki-young le 29 janvier 2013 au Studio au Havre

la servante

La Servante - Du 23 janvier au 5 février 2013 au Studio
Présentation par Cannibale Peluche mardi 29 janvier à 20h30
 
Un film de Kim Ki-young (Corée du Sud- 1960)

L'arrivée d'une servante au comportement ambigu au sein d'une famille nouvellement emménagée va bouleverser l'ordre établi du ménage...

Mélodrame noir et paroxystique restauré sous l'égide de Martin Scorsese, La Servante est un film fondateur du cinéma coréen. Kim Ki-young en tournera deux variations, avant que Im Sang-soo n'en livre un remake en 2010.

Du 23 janvier au 05 février
Présentation par Cannibale Peluche Mardi 29 janvier 20h30 - Tarifs habituels du Studio

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17 novembre 2012

Parution du cannibale Fanzine n°3 - octobre 2012

fanzine Couv

Numéro 3 - octobre 2012
Sommaire :
- Dossier Spécial Daniel Daert
- Le Grand Guignol / Un crime dans une maison de fous des Brooklyn Rippers
- Nollywood / Nollywood Babylon + 666 Beware the end is at hand
- Retour sur la saison 5 des Cannibales Séances
- Entretien avec Marc-Henri Boulier (Tous les hommes s'appellent Robert)
- Les larmes d'un héros de John Woo
- Lectures
52 pages - N&B - couverture et 4ème de couverture couleurs.
5 € (+2€ frais port par correspondance)
Commandes via cette page ou cannibalepeluche@hotmail.fr

 

Édité depuis 2009 à un rythme annuel par l'association cinéphage havraise Cannibale Peluche, le Cannibale Fanzine est un magazine amateur publié en complément des projections organisées durant l'année. Conçu initialement dans un objectif promotionnel afin de soutenir et de prolonger la programmation, ses deux premières moutures ( un numéro 0 ayant fait office de test) rassemblaient essentiellement des textes de présentation rédigés pour les séances ainsi que quelques chroniques diffusées sur blog de l'association ou publiées par le défunt fanzine/site Trash Times.

 

Le fanzine commence avec son numéro 2 à prendre une plus grande densité et à élargir ses horizons thématiques au gré des rencontres et des intérêts de ses contributeurs. Il comporte notamment un dossier inédit de douze pages – le premier paru en France – consacré au réalisateur belge Jean-Jacques Rousseau (lui aussi grand amateur devant l'éternel). Un contenu rédactionnel plus conséquent et de lourds sacrifices (quelques organes vendus) afin d'accéder à une couverture couleur lui permettent en outre de sortir d'une diffusion confidentielle pour côtoyer les confrères sur le site de VPC Sin'Art, à la Cinémathèque française ou à la boutique parisienne culte Movies 2000.

 

Ce numéro 3 tout frais sorti des photocopieurs en libre service creuse encore le sillon d'ouverture et de recherche dédié à des sujets ou des réalisateurs méconnus, jusqu'à entraîner une augmentation sensible du nombre de pages (presque le double). Il fait ainsi la part belle à un copieux dossier consacré à Daniel Daërt comportant un entretien de seize pages – le premier accordé par le cinéaste depuis quarante-deux ans – et des chroniques de ses films les moins introuvables (Le Dingue, Les Filles de Malemort, Fureur sexuelle...). Également au sommaire: une initiation au cinéma de Nollywood (donc nigérian) via un documentaire et un diptyque local qui enfonce le clou de la morale religieuse, un entretien avec le réalisateur Marc-Henri Boulier à propos de son court-métrage méga-multi-primé Tous les hommes s'appellent Robert, un retour sur le film de guerre/exploitation oublié de John Woo Les Larmes d'un héros, un article sur Un crime dans une maison de fous, pièce de Grand-Guignol du répertoire reprise par The Brooklyn Rippers, quelques conseils de lecture pour cinéphiles curieux et la traditionnelle rétrospective des séances Cannibale Peluche au Studio et « hors les murs ».

 

Notons enfin que ce numéro voit l’équipe s'enrichir des talents d'un maquettiste, sans que la rédaction ait eu besoin de renoncer à ses organes vitaux.

 

52 pages - N&B - Couverture et 4ème de couverture couleur.

5 € (+2 € frais port par correspondance)

 

Numéros en consultation au Studio (3 rue du Général Sarrail 76600 Le Havre) et en vente lors des séances.

 

Commandes:

cannibalepeluche@hotmail.fr

sur cette page ou celle de Cannibale Peluche

https://www.facebook.com/pages/Cannibale-Peluche/173793562666597

ou à adresser à Association Cannibale Peluche - 13 passage Gavarni 76600 Le Havre

 

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