amer beton copier

AMER BETON [Tekkonkinkreet] (Japon, 2006) de Michael Arias & Hiroaki Ando
111 min / 35 mm / VOSTF
Scénario : Anthony Weintraub d''après le manga de Taiyō Matsumoto (éditions Tonkam)
Direction artistique / Décors : Shinji Kimura
Directeur CGI : Takuma Sakamoto
Montage : Mutsumi Takemiya
Musique : Plaid
Animation : Studio 4° C

Voix : Kazunari Ninomiya (Noir / Itachi le Minotaure), Yû Aoi (Blanc), Yûsuke Iseya (Kimura), Kankurô Kudô (Sawada), Min Tanaka (Rat / Suzuki), Masahiro Motoki (Serpent)...
Genre : Animation

Dans la ville de Takara, deux orphelins livrés à eux-mêmes tiennent l'ancien quartier de Trésorville en coupe réglée. Rétifs à toute autorité et maîtres de l'esquive, Blanc le lunaire et Noir le violent forment « Le gang des Chats ». Le statu quo est remis en cause dès lors qu'un promoteur illuminé et méphistophélique, le Serpent, entre en commerce avec les yakuza locaux fort du projet de faire table rase du passé afin d'implanter un parc d'attraction : Le Château des enfants. Avec le renfort d'un trio d'assassins venu d'un autre monde, il entreprend d'éliminer toute résistance à son ambition démiurgique, à commencer par les deux jeunes têtes brûlées dont le mode de vie faussement insouciant touche à son terme...

« L'idée était que le film plonge le spectateur dans un univers parallèle, qu'il ressemble à un documentaire filmé à l'intérieur d'un coffre à jouets. » (Michael Arias)

Après avoir collaboré en 1998 sous l'égide du grand Koji Morimoto à un pilote de quatre minutes adapté du manga de Taiyō Matsumoto, l'Américain Michael Arias se voit confier la réalisation du long-métrage portant enfin sur grand écran cette œuvre majeure de la bande dessinée alternative. Le technicien des effets spéciaux expatrié au Japon – il travailla auparavant, entre autres, sur Abyss et le générique de M. Butterfly – prend alors le parti d'une profusion chromatique tranchant avec le noir et blanc contrasté du graphisme d'origine ainsi que d'une hybridation mêlant d'une part techniques traditionnelles 2D et images digitales, d'autre part cinéma d'animation et « chaos organisé » simulant une captation des événements sur le vif.

La forme composite de ce conte initiatique urbain centré sur le lien indéfectible unissant deux gamins, produits, reflets et âme d'une ville aussi impitoyable que chatoyante, devient le vecteur bouillonnant d'une réflexion sur le passage à l'âge adulte en ce qu'il comporte de deuils face aux inévitables bouleversements imposés par le temps et de confrontation avec ses démons intérieurs.


Du 15 au 28 janvier 2013 au Studio (3 rue du Général Sarrail – Le Havre)
Présentation / débat MARDI 21 JANVIER à 20h30
par l’association Cannibale Peluche

Séances : mercredi 15/01 (16h30), jeudi 16/01 (18h30), samedi 18/01 (16h30), dimanche 19/01 (18h30), mardi 21/01 (20h30) (présentée par Cannibale Peluche), mercredi 22/01 (18h30), jeudi 23/01 (20h30), vendredi 24/01 (18h30), samedi 25/01 (16h30), dimanche 26/01 (16h30), mardi 28/01 (18h30).

Tarifs : 6.5 € (tarif plein), 5 € (tarif réduit), 3 € (étudiants Université du Havre), 2 € (adhérents Cannibale Peluche le soir de la présentation)